Mortel Caravage
Berlin, 1940-1945
Les nazis ont entrepris l'"aryanisation" des biens juifs. Leurs chefs, Goering en premier, pillent les collections d’œuvres d'art des Juifs avant d'envoyer leurs propriétaires à la mort.
Un SS, animé par la cupidité et une ancienne rancune, exige du galeriste juif Mathias Wengel de lui remettre la plus belle part de sa collection en échange de la promesse de lui éviter, ainsi qu'à sa fille Judith, la déportation. Mais une fois en possession des tableaux, il livre le galeriste à la Gestapo. La jeune femme, elle, a pu lui échapper après avoir mis en lieu sûr une possible copie du Caravage. Débute alors une longue traque dans Berlin que les bombes alliées transforment peu à peu en champ de ruines. Jusqu'à l'arrivée de l'Armée russe...
Mortel Caravage est tout autant un roman historique qu'un roman noir, mais qui aborde également des thèmes relatifs à l'aryanisation des biens juifs. La peinture sert de préambule lorsqu'on découvre Michelangelo Merisi dit Le Caravage peignant Judith décapitant Holopherne dans son atelier.(..) Ce pourrait être un documentaire sur la vie berlinoise, sur des épisodes de guerre, mais c'est bien plus. Car dans le parcours de Judith , de son père et de quelques protagonistes sympathiques ou au contraire très déplaisants, malsains, le sentiment ressenti par le lecteur est bien plus profond.(...)
Extrait d'une critique des lectures de l'oncle Paul.
Toute l'introduction est éblouissante. La progression du célèbre tableau se fait sous nos yeux,, les trois modèles obéissant pour la pose aux ordres du Maître, l'éclairage, tout cela dans le clair obscur maîtrise où le sang est présent, on assiste vraiment au crime.La suite, c'est toute la puissance de ce roman, la corrélation de la Judith biblique et de la jeune Judith en pleine guerre dans Berlin. L'ambiance de peur, de traque dans les ruines, nous bouleverse.
J. R. lectrice fidèle..
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